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  • Le droit musulman en pratique : genre, filiation et bioéthique

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    droit,femmes,inégalités,sociétéLes modifications récentes des Codes de statut personnel ou pénal de certains pays musulmans qui touchent en particulier au mariage, au divorce, à l’adultère et aux crimes d’honneur réinterrogent les notions fondamentales que sont la dot, le lien conjugal, l’autorité des hommes, le contrôle de la sexualité des femmes. De plus, les réformes législatives liées à « l’adoption », aux procréations médicalement assistées, au désaveu et à la reconnaissance de paternité, à l’usage de tests ADN, font apparaître le rapport du biologique et du social dans la détermination de la filiation en islam. Par ailleurs, les nouvelles questions de bioéthique comme la contraception, l’avortement, ou encorele don d’organes, ont amené les juristes musulmans à émettre des avis juridiques (fatâwâ) sur ces questions inédites en puisant leurs réponses dans l’esprit des textes de droit musulman classique. Le droit musulman (fiqh) loin d’être intangible et immuable, comme on a tendance à le penser, se situe dans une dynamique pragmatique et évolutive permanente ainsi que le montre la diversité des avis juridiques produits par les juristes musulmans sur des questions sans cesse renouvelées.

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  • Insondable souffrance

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    éduquons,société,conflit,république,politiqueIl est une opinion que les sondages n’auront pas enregistrée, c’est celle d’une professeure de mathématiques qui s’est immolée par le feu le 13 octobre 2011. Une opinion ? Leurs adeptes justifient les sondages en prétendant qu’ils combattent les extrémismes. Une censure en somme. Comme si les opinions qui ne s’expriment pas n’existaient pas. Comme s’il n’existait d’extrêmes que dans les actions et les pensées politiques. Machines à écrêter les émotions les plus vives, les grandes détresses, mais aussi les grandes joies, les sondages n’entendent que des opinions moyennes, pour ne pas dire faibles. Les colères, les souffrances et les joies ne sauraient entrer dans les QCM (questionnaires à choix multiples). Du coup, les sondages sont devenus une métaphore de l’écoute dans nos sociétés : on n’entend que ce qui ne dérange pas. [Lire la suite]

  • Robespierre selon Louis Blanc. Le prophète christique de la Révolution française

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    socialisme,république,conflitOpposant radical à Louis-Philippe, et bientôt révolutionnaire de 1848, L. Blanc est partisan d'une République jacobine et socialiste. Son engagement politique s'appuie aussi sur une Histoire de la Révolution française (1847-1862). Il distingue 1789 de 1793 par l'opposition de deux principes : individualisme et fraternité. Si le premier a favorisé la bourgeoisie, le second devait affranchir le peuple, opprimé et pauvre, mais sans éliminer la bourgeoisie. Dès 1789, Robespierre aurait été quasiment seul, dans la classe politique, à défendre la perspective d'une France authentiquement fraternelle : politiquement unie dans une démocratie égalitaire, socialement solidaire (et favorable aux pauvres), mais aussi liée par l'amour évangélique. Robespierre est ainsi l'héritier de Jésus et de Vapôtre Rousseau : sa parole de vérité en fait un vrai prophète. Défenseur de l'Humanité et d'un Droit de Justice, il est populaire auprès des masses et influent aux Jacobins, mais reste politiquement isolé. Même en 1793 il demeure prophète : conscience et guide de la Révolution, il en impose toujours par son verbe, mais le pouvoir lui échappe. N'étant pas le dictateur dénoncé par ses ennemis, il ne peut accomplir la Révolution et empêcher les violences terroristes, si contraires au Droit. Le 9 thermidor marque aussi la fin de la Révolution. L. Blanc y voit une tragédie sacrificielle : la Passion d'un nouveau Christ. Chargeant Robespierre de leurs crimes et d'un despotisme imaginaire, les révolutionnaires renoncent en fait à la Révolution, dont l'Incorruptible incarnait au plus haut l'Idée : Mais le prophète lègue son message aux générations du XIXe siècle, à charge de l'accomplir.

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  • Le photojournalisme en état de guerre

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    idées,culture,international,médias

    Déclin ou mutation ? Le photojournalisme s'illustre aujourd'hui par une grande précarité des professionnels de son secteur. Face à la concurrence et à la redéfinition du genre, l'inquiétude et l'optimisme se côtoient. [Lire l'article]

  • A l'origine de la crise, une crise politique

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    crise,capitalisme,politique,conflitVoici l'enchaînement des faits: la crise financière a débouché sur une crise économique qui a engendré la crise des dettes, laquelle aboutit à une crise politique. Voici l'enchaînement des causes, il est inverse: c'est la faiblesse des gouvernements des pays démocratiques qui a creusé l'endettement, lequel a construit une croissance à crédit qui a fini par s'effondrer dans une débâcle financière. [Lire l'article]

  • Les "villages roms" ou la réinvention des cités de transit

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    discriminations,droit,europeLes migrants roms bulgares et roumains ne font pas seulement l’objet de reconduites au pays d’origine. Certaines familles sélectionnées sont accueillies dans des "villages d’insertion" qui, selon l’auteur, rappellent étrangement les cités de transit construites pour les immigrants des années soixante. L’État serait-il en train de répéter l’histoire d’une intégration manquée des travailleurs étrangers ? [Lire l'article]

  • Pour en finir avec l’élection présidentielle

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    république,justice,société

    L’élection du président de la République au suffrage universel est, dit-on, une avancée démocratique incontestable, en ce qu’elle permet au peuple de choisir directement un homme et une politique. Selon P. Brunet et A. Le Pillouer, au contraire, l’élection présidentielle au suffrage universel déséquilibre nos institutions et fragilise la vie politique. [Lire l'article]

  • Naissance d’un mouvement anticapitaliste américain?

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    capitalisme,crise,conflit,démocratieLa « Grande récession » actuelle semblait se distinguer de la « Grande dépression » des années trente par le fait qu’elle n’a engendré aucun mouvement social ou politique (avec l’exception paradoxale du Tea Party, qui réagit à la crise en proposant un approfondissement des mêmes politiques qui l’ont déclenché). Mais les choses sont enfin peut-être en train de changer. Depuis le 17 septembre, le mouvement surnommé « Occupy Wall Street » a mobilisé de nombreux jeunes ainsi que d’autres individus touchés par la crise, d’abord à New York, maintenant un peu partout à travers les États-Unis. Ce mouvement a capté l’attention des médias (presque malgré eux, est-on tenté de dire) tout en les outrepassant, grâce à une maitrise des réseaux sociaux. « Occupy Wall Street » se reconnait aussi bien dans le mouvement altermondialiste que dans le « printemps Arabe ». S’il est encore trop tôt pour spéculer sur son impact à long terme, il s’est déjà révélé admirablement novateur par ses méthodes. Quand à ses objectifs, ils sont pour le moment loin d’être arrêtés. Le mouvement se caractérise avant tout par une sensibilité politique, axée sur quelques mots clés: démocratie, pragmatisme, anticapitalisme. [Lire la suite]

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