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  • A contresens sur l’autoroute des idées

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    ps.jpgPrésentation :

    Crise financière, baisse du pouvoir d’achat, privatisation des services publics, cadeaux du gouvernement aux nantis : les mécontentements populaires ne manquent pas pour une force politique de gauche qui voudrait s’en saisir. Pourtant, le Parti socialiste semble aphone, pris à contre-pied au moment même où il proclamait les vertus du libéralisme.

    Extrait de l'article :

    "Au premier étage de la Bourse du travail, M. Gilles Humel, le secrétaire de l’union locale de la Confédération générale du travail (CGT), fume clope sur clope. Sous son bras, une liste de noms qu’il surligne au Stabilo : en orange, les préretraités ; en bleu, les déplacés. « Vincent Peillon, il était carrément absent sur la bataille de Laperche. » Une serrurerie, rachetée par le groupe suédois Assa-Abloy, numéro un du secteur, et rapidement fermée ensuite. « Des déclarations générales, si, il en a fait : “Le Vimeu sinistré... le Vimeu doit innover...” Mais concrètement, rien. Il s’est contenté d’en appeler aux fonds européens pour gérer la fermeture !

    — Mais est-ce que M.Peillon a livré une analyse, en détail, sur les bouleversements qui se produisent dans le Vimeu ?

    — Non, je n’ai pas trace de ça. J’essaie de me souvenir. Mais non.

    — Est-ce qu’il a proposé une solution ?

    — Honnêtement, non.

    — Des barrières douanières, par exemple ?

    — Non, pas Peillon. Le seul qui tient ce discours-là, c’est Maxime Gremetz : “Le Vimeu meurt des importations... Si on ne réglemente pas, c’est fini...” Mais au Parti socialiste, on n’a pas de retour sur nos propositions. Jamais ils n’ont initié une réunion de travail, même avec le conseiller général d’à côté.

    — Et au Parlement de Strasbourg, est-ce que M. Peillon a rédigé des lois pour sauver l’industrie européenne ?

    — S’il l’a fait, en tout cas, il ne nous a rien transmis.

    — Mais alors : est-ce qu’il est déjà venu s’expliquer ici, avec vous et les autres organisations ?

    — Non, pas une seule fois. Il ne connaît pas la couleur de nos locaux.

    — Et vous étiez hostiles à cette rencontre ?

    — Non, on l’aurait accueilli. On aurait discuté, fait le point sur nos accords et nos désaccords. »"

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  • Le retour des élites

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    Paradoxe des sociétés qui ont un haut niveau d’éducation, l’élite ne s’adresse plus qu’à une minorité d’éduqués, assez vaste pour se couper du reste de la société.

    Entretien avec Emmanuel Todd :

    Historien et démographe, Emmanuel Todd a développé un modèle de fonctionnement des sociétés basé sur des facteurs démographiques et anthropologiques. Il relie ainsi les idéologies d’une société donnée à ses modèles familiaux et ses règles d’héritage, même anciens. Dans son premier livre La Chute finale en 1976, il prédit la décomposition du bloc soviétique. Ses derniers ouvrages, Le Rendez-vous des civilisations (Seuil, 2007) et Après la démocratie (Gallimard, 2008) s’intéressent aux tendances à la démocratie dans le monde et dans les sociétés développées.

    Pour citer : Benoît Richard, Le retour des élites, entretien avec Emmanuel Todd, Sciences Humaines.com

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  • Le désastre irlandais, par Thomas Piketty

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    arton2664.jpgPassé presque inaperçu en France, le nouveau plan de rigueur présenté le 7 avril par le gouvernement irlandais nous en dit pourtant plus long sur la crise et ses conséquences que le G20.

    De quoi s’agit-il ? Comme d’autres petits pays qui avaient beaucoup misé sur les secteurs immobiliers et financiers, l’Irlande se retrouve aujourd’hui dans une situation catastrophique. L’éclatement de la bulle sur le prix des logements et des actions a conduit à un effondrement de l’activité économique dans la construction et dans la finance, puis dans l’ensemble de l’économie irlandaise. Le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 3 % en 2008, et les dernières prévisions gouvernementales parient sur une chute de 8 % en 2009, 3 % en 2010, avant un début de redressement en 2011. [Lire la suite]

  • On y croit toujours plus qu’on ne croit

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    Conférence de Jeanne Favret-Saada

    Qui mieux que l’ethnographe Jeanne Favret-Saada, experte en sorcellerie, pouvait décortiquer la cocasse affaire des poupées vaudou du Président ? Cette conférence fut prononcée à l’EHESS le 19 janvier dernier ; le texte complet paraîtra dans le prochain numéro de L’homme, le 27 avril prochain. Mais elle s’imposait pour le premier avril, même si tout, ici, est véridique. Le nouveau livre de Jeanne Favret-Saada, Désorceler, sort ce 2 avril aux éditions de l’Olivier. [Voir la conférence]

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  • L’OIT marque son 90e anniversaire en lançant un dialogue mondial sur le travail décent et la mondialisation équitable

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    Pendant la pire crise financière et de l’emploi depuis la dépression de 1929, l’Organisation internationale du Travail va marquer son 90e anniversaire la semaine du 21 au 28 avril. Au cours de cette semaine, une série d’événements sont organisés dans plus de 100 pays à travers le monde, autour du thème du dialogue social sur le travail décent pour une mondialisation équitable. Ce, afin de lancer un dialogue mondial destiné à renforcer l’espoir et l’action face aux difficultés du monde du travail (Note 1). [Lire la suite]

     

    Voir aussi :

    A propos de l'OIT

    90 ans au service de la justice sociale: l'histoire de l'OIT en photographies

  • LE CROYANT ET LE SAVANT

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    pasteur.jpgAu pied des Invalides, ils se sont rencontrés pour aborder la religion et la croyance. Michael Lonsdale, le comédien qui a joué au cinéma et au théâtre sous la direction des plus grands metteurs en scène (Orson Welles, François Truffaut, Luis Buñuel, Samuel Beckett, Marguerite Duras), le « méchant » dans James Bond ou Le Nom de la rose, est un fervent chrétien. Inspiré, il fait part de sa conversion et de sa foi à Javier Teixidor. Professeur au Collège de France, celui-ci est allé au Proche-Orient sur les traces des premiers monothéismes. Il insiste sur le conflit des religions dans l'histoire. Dans un livre qui fera date, Le Judéo-christianisme (en septembre chez Gallimard), il révèle la profonde différence entre judaïsme et christianisme. Le croyant a du mal à accepter l'approche historique et philosophique du fait religieux. Le savant a du mal à intégrer la foi dans ses constructions. Ils ont noué un rapport très différent à la religion, mais s'accordent sur une chose : celle-ci continuera de faire gamberger l'humanité. [Lire l'entretien]

  • Jaurès face à la sociologie de son temps et au syndicalisme révolutionnaire : entre décalage et mutisme

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    La relation qu’établit Jaurès, dans l’histoire, entre le développement social et l’évolution du droit ne réduit en rien, tout comme chez Hegel, sa philosophie politique à un « étatisme », mais esquisse plutôt une théorie de l’Humanité totale, où l’État réalise l’Humanité par le droit social. Le développement social est celui des institutions de tout ordre, syndicales ou coopératives, qui, graduellement, conduisent au collectivisme et préparent le prolétariat à la gestion sociale.

    La sociologie et le syndicalisme révolutionnaire ont à leur façon reflété et exprimé ce mouvement juridique socialiste. Partant de l’idée du juriste Maurice Hauriou selon lequel « un peu de sociologie nous éloigne du droit ; beaucoup de sociologie nous y ramène » (beaucoup de syndicalisme aussi ?), nous allons voir quel traitement est réservé au mouvement juridique socialiste par ces deux formes de pensée, sous le prisme de la conception jaurésienne du droit social et de l’État. Pour cela, pour éclairer aussi ce que purent être les relations entre les intellectuels de mouvance socialiste et les luttes ouvrières, nous convoquerons successivement deux grandes figures intellectuelles de la pensée socialiste plus que de l’action : d’abord le sociologue positiviste Émile Durkheim (1858-1917), qualifié de « socialiste d’État », puis Georges Sorel (1847-1922 [1]), la figure sans doute la plus déroutante et la plus sulfureuse du socialisme français, chez qui le juridique prime toujours sur le politique dans toute sa démarche théorique.

    Durkheim et Sorel ont en commun de ne pas être des militants, mais des intellectuels et des observateurs éclairés de la réalité sociale et du socialisme. Jaurès n’a presque rien dit sur Durkheim – les deux hommes ne se sont jamais ouvertement opposés dans des controverses officielles et publiques – et n’a carrément jamais rien dit sur Sorel, à notre connaissance. Ne nous privons pas pour autant d’étudier leurs rapports à Jaurès et la posture que ce dernier a pu leur opposer implicitement, silencieusement.

    Pour citer : « Conférence Jaurès » de l’Assemblée générale de la Société d’études jaurésiennes, 29 mars 2003 via CAIRN

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  • Tati : ceci n'est pas une pipe !

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    Droit sur son vélo, le grand escogriffe M. Hulot tire une bouffée de sa pipe en pédalant, un gamin souriant sur le porte bagage : inacceptable pour la Ratp ! Du bout des lèvres, le fantaisiste Jacques Tati, auquel est consacrée l'exposition de la Cinémathèque, a scandalisé les bonnes âmes de la régie pub des transports Metrobus qui ont substitué à la pipe un stupide moulin à vent. [Lire l'article]

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